Les savoirs du Nord. Approches papier et numériques / The knowledge of the North. Paper and digital approaches

Organisé par / organized by Alessandra Ballotti (Mulhouse), Thomas Mohnike (Strasbourg), Pierre-Brice Stahl (Sorbonne Université)

13 & 14 mars 2020

Lieu : Université de Strasbourg, Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

Les études sur la réception et la transformation du savoir social prennent de l’ampleur ces dernières années, particulièrement dans le domaine des études sur le Nord. Les circulations du savoir du Nord, leurs interférences culturelles et réceptions mutuelles en Europe du Nord et au-delàs ont fait l’objet de plusieurs nouvelles études. A titre d’exemple, on peut citer les travaux sur l’imaginaire du Nord, sur la réception du Moyen Âge scandinave, mais également sur les réseaux internationaux de la réception du théâtre d’Ibsen, de la pédagogie scandinave ou des modèles sociétaux nordiques, etc. Ce renouveau semble être lié aux transformations du paysage médiatique qui a notamment lieu depuis le début du XIe siècle. Les moyens de la circulation du savoir ont profondément changé, ce qui invite à une réflexion sur les conditions culturelles du savoir et de son histoire. Cependant, ces transformations ont également eu une influence sur les études scientifiques elles-mêmes grâce à un accès facilité aux sources primaires et secondaires en version numérisée et aux nouvelles approches quantitatives qui transforment profondément nos méthodes de travail. Dans la suite des journées d’étude organisées depuis 2016 autour des mythèmes du Nord, nous invitons donc à réfléchir sur ces évolutions à travers des études de cas ou des réflexions théoriques.

Studies on the reception and transformation of social knowledge have gained importance in recent years, particularly in northern studies. The circulation of knowledge of the North, its cultural interference and mutual reception in Northern Europe and beyond have been the subject of new studies. For example, studies on the imaginations of the North, on the reception of the Scandinavian Middle Ages, but also on international networks of the reception of the Ibsen theatre, Scandinavian pedagogy, Nordic societal models, etc., can be mentioned. This renewal seems to be linked to the transformations of the media landscape, particularly since the beginning of the 21st century. The means of the circulation of knowledge have changed profoundly, which invites reflection on the cultural conditions of knowledge and its history. However, these transformations have also had an influence on the scientific studies themselves: easier access to primary and secondary sources in digital form and new quantitative approaches have profoundly changed our working methods. In the continuation of the workshops organized since 2016 around the mythemes of the North, we invite you to reflect on these evolutions with case studies or theoretical considerations.

Propositions de communications de 30 minutes, accompagnées d’un court CV, doivent être envoyées avant le 15 décembre à Thomas Mohnike : tmohnike@unistra.fr

Proposals for 30 minutes papers, accompanied by a short CV, should be sent before 15th December to Thomas Mohnike: tmohnike@unistra.fr

22-23 MARS 2019 GÉOGRAPHIES ET IMAGINAIRES

La construction de l’espace dans l’Europe du Nord

Journées d’études organisées en collaboration avec la BNU par Roberto Dagnino et Thomas Mohnike.

Wilhelm Bendz, Paysage de montagne, 1831, Musée Hirschsprung, Copenhague
(commons.wikimedia.org)

Wilhelm Bendz, Paysage de montagne, 1831, Musée Hirschsprung, Copenhague
(commons.wikimedia.org)

Depuis plusieurs années, l’espace a repris une position centrale dans l’analyse et l’interprétation des pratiques historiques et littéraires. Il s’agit non seulement d’un regain d’intérêt pour l’intervention dans l’espace concret mais aussi et surtout pour sa construction culturelle et médiatique en tant qu’ensemble de signes et de traces. Ces « géographies imaginées » fonctionnent à plusieurs niveaux, ayant un impact concret non seulement sur la construction physique de l’espace (monuments, bâtiments, frontières « visibles », etc.), mais aussi sur son appréhension cognitive par la projection de rêves et projets politiques, touristiques, esthétiques et économiques. Tout ceci montre bien que l’approche géographique ne peut désormais plus s’identifier avec une seule discipline monolithique, mais doit nécessairement faire l’objet d’un engagement pluriel où trouvent leur place les méthodologies de l’analyse littéraire ou de la recherche historique, tout comme les approches dérivant de l’histoire de l’art et de l’architecture, voire des théories politiques cognitivistes.

Ce colloque a l’ambition d’appliquer ces évolutions multidisciplinaires au Nord, interprété surtout – mais pas exclusivement – comme Europe du Nord au sens large, incluant la Scandinavie bien sûr, mais aussi l’aire néerlandophone, la région de la mer du Nord ainsi que les terres autour de la Baltique. La relation entre espaces et textes, la comparaison entre deux ou plusieurs aires géographiques, les études de cas autour de la conceptualisation de l’espace et les pratiques de maîtrise du territoire ne sont que quelques-unes des approches possibles de la thématique proposée.

Le présent colloque s’inscrit dans le cadre du projet de recherche sur les Mythèmes du Nord en circulation culturelle, qui organise des rencontres scientifiques depuis 2016. Il se tiendra à la BNU, qui présentera de son côté, du 17 mai au 20 octobre 2019, une grande exposition intitulée Hors du monde : la carte et l’imaginaire, traitant elle aussi des liens entre géographie et imagination.